Répudiation et divorce... voulus par Dieu ?? 2

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 Répudiation et divorce... voulus par Dieu ??!

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Nous avons vu dans l'article précédent que Jésus n’a pas enseigné que l’adultère ou l’impureté morale étaient des raisons de divorce, mais plutôt une occasion de manifester le pardon chrétien.
Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Nous avons vu la grande similitude entre l'évangile de Marc et celui de Luc :

« Ce donc que Dieu a uni,
[En grec suzeugnuo : joindre ]

que l’homme ne le sépare
[En grec chorizo se permettre de] pas. »

Et dans la maison encore, Ses disciples L’interrogèrent sur ce sujet ;
et Il leur dit :
« Quiconque répudiera
 [En grec apoluo : délier ]

sa femme et en épousera une autre,
commet adultère envers la première ;
et si une femme répudie son mari,
et en épouse un autre, elle commet adultère. »

Marc 10, 9-12
Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère ;
et quiconque épouse une femme répudiée par son mari,
commet adultère.

Luc 16, 18

Comparons avec l'évangile de Matthieu en laissant pour l'instant la clause dîte d'exception.

Mais Moi, Je vous dis que quiconque répudiera sa femme...
la fait commettre adultère ;
et quiconque épousera une femme répudiée,
commet adultère.

Matthieu 5, 32
Et Je vous dis que quiconque répudiera sa femme...
et en épousera une autre, commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère.

Matthieu 19, 9
Nous avons sensiblement la même Pensée de Jésus !
N’est-ce pas surprenant ?! Pas de contradictions !
 

Le seul problème maintenant est de décider de ce que l’expression présente dans le texte de Matthieu 19

« si ce n’est pour cause de fornication »
signifie réellement. Le mot traduit par fornication est porneia.
 
1. Il ne signifie en tous les cas pas ADULTÈRE qui eset moikeia (et mots dérivés) en grec :
        - violation volontaire du contrat et de l’Alliance de Mariage, par l’un ou l’autre des partenaires,
           en s’engageant dans des relations sexuelles, ou en désirant être avec une autre personne.
        - relations sexuelles hors mariage.


2.  Il faut noter que, dans la Bible, le terme porneia est utilisé de trois façons différentes:

- un sens large,
- un sens strict,
- et un sens précis.
  • Dans son sens large, porneia vient d’une racine qui signifie vendre. On l’utilisait en général pour faire référence à la vente d’esclaves dans un but de prostitution. Cela inclut l’adultère, les perversions sexuelles, la bestialité, et la prostitution.
  • Dans ce sens strict, nous trouvons porneia utilisé pour parler spécifiquement des rapports sexuels avant mariage. Une fois encore, nous utiliserons les versets clairs pour faire la lumière sur ceux qui ne le sont pas. En 1 Corinthiens 7, Paul parle spécifiquement à des célibataires :
Or, pour ce qui est des choses au sujet desquelles vous m’avez écrit,
il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme ;
mais, à cause de la fornication,

[rapports sexuels illicites, coït prémarital]
que chacun ait sa propre femme,
et que chaque femme ait son mari à elle.

1 Corinthiens 7, 1-2
  • Une autre utilisation de porneia est ce que nous appellerons « l’utilisation précise ». Cela signifie, le cas où on utilise des termes spécifiques, en opposition à des termes généraux, pour décrire une situation. En 1 Corinthiens 6, 9-10, nous trouvons une utilisation  très précise de porneia, :
    Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du Royaume de Dieu ?
    Ne vous y trompez pas :
    ni fornicateurs,
    ni idolâtres,
    ni adultères,
    ni efféminés,
    ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes,
    ni voleurs,
    ni avares,
    ni ivrognes,
    ni outrageux,
    ni ravisseurs,
    n’hériteront du Royaume de Dieu.

    1 Corinthiens 6, 9-10
Toutes ces conditions, décrites par Paul dans ces versets, pourraient être qualifiées d’immoralité, de péché, ou d’impureté. Mais au lieu de cela, Paul a utilisé des termes précis. Dans ce cas, on pourrait dire : la fornication est péché ; l’adultère est péché, mais la fornication et l’adultère ne sont pas la même chose.
Donner à fornication le sens d’adultère, immoralité ou manque de chasteté viole la vérité évidente de nos versets de base clairs (Luc 16, 18 ; Marc 10, 11-12 ; 1 Corinthiens 7, 10-11, 39 ; Romains 7, 2-3.)
 

Porneia et la relation de fiançailles

Pour comprendre ce que Jésus disait aux chapitres 5 et 19 de Matthieu, il est impératif de prendre en compte la Tradition biblique (hébraïque) des fiançailles !

 
Le chapitre 1 de Matthieu est l’une des histoires de la Bible que nous connaissons le mieux.
Une vérité importante révèle cette idiosyncrasie sociale juive.
Lisez très attentivement :
Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi :
sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu’ils fussent ensemble,
se trouva enceinte par l’Esprit Saint.
Mais Joseph, son mari,

[simplement fiancé -verset 18- cependant appelé son mari]
étant juste, et ne voulant pas faire d’elle un exemple,
se proposa de la répudier secrètement.

[littéralement : il avait l’intention de la répudier, ou de divorcer.
Bien que pas encore marié, Joseph allait divorcer de Marie.]
Mais comme il méditait sur ces choses, voici,
un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant :
Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme,

[femme, pas... fiancée !]
car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint…
Or Joseph, étant réveillé de son sommeil,
fit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné,
et prit sa femme auprès de lui ;
et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né ;
et il appela son nom Jésus.

Matthieu 1, 24-25

 
Jésus, étant juif, connaissait cette coutume juive des fiançailles, et l’obligation de divorcer pour les rompre. Il a fait en sorte que Matthieu en parle dans ces passages de l’Écriture. Ce n’était pas une exception universelle, mais plutôt une clarification pour les Juifs en ce qui concerne la relation de fiançailles.
Jésus disait que, si pendant la période de fiançailles, on découvrait que Jacob ou Rebecca, ou tout autre personne fiancée, avait commis la fornication (des relations sexuelles illicites entre personnes non mariées) alors, et seulement alors - avant que les Vœux du Mariage les ait unis en ” Une Seule Chair “ pour la vie aux Yeux de Dieu - on pouvait divorcer et épouser une autre personne.

Lorsqu’on a compris la relation juive des fiançailles, ces passages de l’Écriture s’accordent pleinement avec les versets de base, et il n’y a pas de contradictions.

Cette vérité sur la période de fiançailles, et le divorce légal, n’était pas un fait obscur de la vie juive. Au contraire, c’était un trait très important, reconnu à tous les niveaux de la vie sociale juive. Quand la nuit de noces arrivait pour un couple fiancé, la maison de la mariée était bien éclairée. Dans une attente joyeuse, les amies de l’épouse observaient le chemin entre les maisons des mariés. Tard dans la nuit, on pouvait voir des torches arriver sur le chemin, tandis que l’époux et ses amis arrivaient.

Alors s ’élevait le cri :

« Voici l’époux, voici l’époux ! »

Toute effervescente, l’épouse sortait à la rencontre de l’époux, et ils rentraient ensemble, avec leurs amis, dans la maison de l’époux. Sur le trajet, des voisins sortaient et leur souhaitaient du bonheur. À la maison de l’époux, il y avait une fête, jusqu’à presque minuit, heure où le Mariage juif traditionnel s’accomplissait, avec les Vœux appropriés.

La dernière étape du mariage juif était lorsque l’époux emmenait l’épouse dans la chambre nuptiale et là, pénétrait l’épouse, déchirant ainsi l’hymen, et prouvant sa virginité.

Cette pratique était si importante que le Mariage d’une vierge avait en général lieu le mercredi. Ainsi le mari qui voulait déposer une plainte contre son épouse - parce qu’elle n’était pas vierge - pouvait la déposer devant la cour le jeudi. La cour se réunissait tous les jeudis pour entendre ce genre de plaintes. Si l’on pouvait apporter des preuves de telles accusations, il y avait un procès public.

On trouve un tel procès en Deutéronome 22, 13-21.

Là, au verset 15, il est parlé des « signes de la virginité » apportés comme preuve par les parents de la jeune fille. Ce signe était porté parmi les vêtements de l’épouse au moment de la consommation du mariage. Le mari devait remettre ce signe aux parents de l’épouse après. Il portait les traces de sang de l’hymen rompu et était accepté comme preuve de la virginité de l’épouse.

Dans les cas où l’homme déposait une fausse plainte contre son épouse, le verset 19 dit qu’il devait payer au Père de l’épouse cent pièces d’argent pour le mauvais bruit qu’il avait fait courir, et il était lié à cette épouse pour la vie. Il ne pouvait pas tirer avantage de la concession que Moïse avait faite pour les Juifs au cœur dur en la répudiant plus tard.

Si, cependant, on pouvait prouver que la femme n’était pas vierge - qu’elle avait commis la fornication avant le mariage - elle était lapidée à mort, et l’homme était libre de se remarier. Deutéronome 22, 20-21



Comparaison des Écritures
 

Luc 16 : 
Quiconque [Paul] répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère

Luc 16, 18
Regardez l'image suivante :
- Paul a légalement divorcé d'Aline - car il a une liaison avec une femme, Brigitte, avec laquelle il se "re" marie
- Aline - légalement divorcée - se "re"marie avec Luc

 

Si l’expression « si ce n’est pour cause de fornication »

signifiait

« si ce n’est pour adultère »

ou

« si ce n’est pour cause d’immoralité ou manque de chasteté »,

alors Paul serait maintenant libre de se remarier, n’est-ce pas ?

C’est ce qui est prêché aujourd’hui…

Mais ce n’est pas ce que Jésus a prêché !

 Nous devons décider quel enseignement nous voulons suivre !

 

 

Récapitulatif    Divorce + "re"mariage

 
Le mariage est une Alliance de SANG pour la vie ...jusqu'à ce que la mort sépare !

Paul et Aline se marient et deviennent " Une Seule Chair " devant Dieu et les hommes

+= 

Paul et Aline se séparent et divorcent légalement devant les hommes

 
                           =

Devant Dieu, cependant ils restent - car ils le sont -   " Une Seule Chair "

 

L'homme n'a aucun pouvoir pour désunir ce que Dieu a joint.

 Seule la mort le peut !
 

Dieu les considère comme adultères quand

 

Aline " épouse Luc

 

Aline et Luc se re-marient devant les hommes
 

 

et/ou

     Paul " épouse Brigitte 



Paul et Brigitte se re-marient devant les hommes                

 

parce que...

Paul et Aline demeurent   " Une SEULE CHAIR " sur la terre, 

cela, jusqu'à ce que la mort les sépare..

même si la société a prononcé leur divorce et enterriné leur "re"-mariage.

Certains disent que " Aline ayant commis l’adultère contre Paul lorsqu’elle a épousé  légalement Luc, Paul est maintenant libre de pouvoir se  "re" marier avec quelqu'un d'autre, car c’est de l’impureté morale. "
C’est vrai :
- c’est de l’impureté morale.
- C’est un manque de chasteté.
- C’est de l’adultère.
Mais Jésus a dit que Luc était toujours en situation d’adultère, même après le mariage de Paul avec quelqu'un d'autre :
…et quiconque épouse une femme[Aline]
répudiée par son mari,[Paul]
commet adultère.

Luc 16, 18
Paul, Aline, Luc et Brigitte, la femme que Paul a " épousée " sont tous - pour Jésus - en train de commettre l'adultère !!
Luc, bien que célibataire (avant son mariage avec Aline) est considéré comme commettant l'adultère : il prend la femme de son prochain ! Pourtant Paul a bien divorcé d'Aline et a commis adultère envers elle (avant et après le divorce) car Paul et Aline sont toujours ” Une Seule Chair ” aux Yeux de Dieu...
Jésus l’a dit !

Si Jésus savait ce qu’Il disait dans les versets clairs,
alors ceux qui interprètent

« si ce n’est pour cause de fornication »
comme
adultère, immoralité ou manque de chasteté,
lorsqu’il s’agit d’une personne mariée,
se trompent.
Il est impossible que porneia ait l’un de ces sens
et en même temps
 s’accorder
avec l’ Enseignement du Christ !!
 
Les adultères n'hériteront pas du Royaume des Cieux ...

 

à suivre...

 

 

Publié dans Répudiation

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